Traducteur indépendant allemand-français et anglais-français, diplômé de l'ESIT (École Supérieure d'Interprètes et Traducteurs)

L’euro et l’Euro à l’Université d’été de la traduction financière

Cher lecteur, chère lectrice, je sors d’une longue hibernation (à croire que les hivers sont longs en Bretagne) pour te parler de la traditionnelle Université d’été de la traduction financière (UETF), dont la huitième édition s’est tenue à Paris du 6 au 8 juillet 2016. Rendez-vous était donc donné par la Société française des traducteurs (SFT) dans les prestigieux locaux du Ministère des Finances (alias Bercy) pour faire le point sur l’actualité du monde financier, et retrouver les collègues et amis rencontrés deux ans plus tôt, à la Bourse de Bruxelles.

1.      Un beau programme

 

Cette année encore, les thèmes étaient variés, parfois surprenants, et toujours intéressants. On a parlé crise financière de 2008, banques centrales, Union européenne, Mécanisme de surveillance unique, problématiques de traduction, et souvent Brexit, bien entendu. Mais les traducteurs financiers présents dans l’assemblée ont aussi pu s’informer, pêle-mêle, sur l’actionnariat salarié, le rapport annuel, le rapport intégré, le glissement de la non double imposition vers la double non-imposition (projet BEPS de l’OCDE pour la transparence fiscale, notamment) et le fonctionnement d’un plan de licenciement sauvegarde de l’emploi en France. Enfin, les traducteurs se sont penchés sur leurs pratiques de traduction et d’écriture, avec des exposés stylistiques, des problématiques de terminologie, et un atelier, histoire de mettre tout ça en pratique. Et pour clore le tout, les organisateurs nous ont réservé une table ronde intitulée « Quelles exigences pour quels clients. »

 

Un programme à la fois chargé et alléchant, mais aussi et surtout, je l’ai déjà dit, une occasion de revoir les personnes rencontrées lors de la précédente édition et d’en rencontrer de nouvelles. Et, donc, des discussions animées pendant les pauses et des after-works autour d’un verre dans le quartier de Bercy, avant que chacun ne reprenne la route de son hébergement pour un repos bien mérité.

 

2.      Rattrapés par l’actualité

 

Sans oublier le fameux dîner de gala du jeudi soir. Cette année, nous avions rendez-vous au Musée du vin (situé rue des Eaux, ça ne s’invente pas !) pour une visite dudit musée, suivie d’une dégustation de trois grands vins à l’aveugle qui a donné envie à mon paresseux palais d’en savoir un peu plus, et d’un excellent repas, accompagné, cela va sans dire, de vins tout aussi excellents. Et de discussions aussi variées que passionnées : travail, bien sûr, mais aussi Colombie, crêpes bretonno-colombiennes (à moins qu’elles ne soient colombianno-bretonnes ?), et bien d’autres sujets.

Mais le traducteur n’échappe pas à l’actualité : demi-finale de l’Euro 2016 oblige, le retour au bercail fut… mouvementé. De fan zone en fan zone, notre petit groupe a eu toutes les peines du monde à trouver un métro pour le ramener à bon port. Le grand sportif du clavier que je suis a ainsi découvert un autre univers, loin du monde de la finance dans lequel nous évoluions depuis la veille et peuplé d’être aux mœurs pour le moins étranges : les supporters. Après une heure de marche et une demi-heure de métro, j’ai enfin retrouvé mon logement, et quelques forces pour attaquer la dernière journée.

 

 

Bref, l’édition 2016 de l’UETF était encore un bon cru, de ceux qu’on aimerait prolonger un peu et qu’on ne quitte qu’à regret, se donnant rendez-vous au prochain millésime, dans deux ans, et se promettant de réussir à se voir avant, cette fois-ci. Allez, on se dit « Rendez-vous dans dix deux ans, » ou dans un an chez les Helvètes, à Spiez. Un grand merci à la SFT, à Bercy et aux organisateurs, qui font chaque année un travail titanesque pour nous offrir ces trois journées. Et moi, cher lecteur, chère lectrice, je te promets de revenir avant un an.

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