Traducteur indépendant allemand-français et anglais-français, diplômé de l'ESIT (École Supérieure d'Interprètes et Traducteurs)

Être ou ne pas être présent en ligne?

Je me rends compte au détour d’une téléformation sur les blogs que je t’ai délaissé depuis bien trop longtemps, cher lecteur! Pour me faire pardonner, je reviens te parler de la présence en ligne (un choix qui peut sembler ironique pour le coup).

1. La présence en ligne? Kézako?

Grosso modo, la présence en ligne, c’est… le fait d’être présent sur Internet. Bien, mais encore? Être présent sur Internet c’est exister sur ce média. La présence en ligne peut passer par plusieurs supports: site Internet, réseaux sociaux, etc. Chacun avec ses avantages et ses inconvénients, mais surtout chacun avec ses propres codes. On n’écrit pas pareil sur un site que sur un blog ou un Facebook, il faut donc bien choisir le support en fonction de ses envies, de ses attentes et de ses besoins.

Mon objectif aujourd’hui n’est cependant pas de détailler les codes de chacun de ces supports (il faudrait bien plus d’un seul billet pour tout couvrir), mais plutôt de voir les principes généraux qui s’appliquent à tous ces supports. Sans oublier la base: pourquoi être (ou ne pas être) présent sur Internet?

Avant d’aller plus loin, permets-moi de faire une petite distinction entre deux types de présence: la présence que j’appellerais «passive» (annuaires, etc.), et la présence plus «active» (site Internet, etc.). Nous sommes tous présents sur Internet de manière passive, ne serait-ce que par notre fiche SFT ou notre référencement dans les célèbres Pages Jaunes (pour les Français). Je vais donc parler ici essentiellement de la version active.

2. Être présent en ligne, ça m’apporte quoi?

Vaste question. Souvient liée à celle-ci: ça m’apporte combien? On se demande souvent si notre présence en ligne nous apportera ou non des clients. Peut-être que oui, mais être présent en ligne n’est pas non plus un gage de réussite. Certains collègues travaillent depuis de nombreuses années et ont des clients fidèles sans avoir jamais cherché à être présents activement. Et je suis sûr qu’en cherchant un peu, on en trouvera aussi qui sont présents activement, mais qui cherchent désespérément des clients. Être présent en ligne ne t’apportera pas forcément de clients en soi. Ce qui t’apportera des clients (j’entends par là des «vrais» clients, ceux qui reviennent et parlent éventuellement de toi à leur entourage), ce sont avant tout tes compétences.

Pour que ta présence t’apporte des clients, il faut que ces derniers puissent te trouver. Être présent, c’est bien, mais être visible, c’est mieux. Et c’est là que le bât blesse: combien de pages faut-il passer dans Google (au hasard) pour trouver un traducteur indépendant avec des mots-clés simples? Une fois passés tous les liens vers les traducteurs automatiques, ce sont souvent les grosses agences qui ressortent (pour différentes raisons assez logiques), et il est très difficile pour un indépendant d’être bien placé sur Google. La raison est toute simple: il existe des entreprises spécialisées dans le référencement, et les indépendants n’ont pas toujours les moyens ou la volonté de passer par elles. Mais cela n’empêche pas de faire des efforts de référencement, certaines personnes trouvent mon site grâce à Google, uniquement grâce au référencement dit «naturel».

Donc, être présent, ça ne sert à rien? Pas si sûr. Un site Internet, par exemple, peut donner confirmation à un client potentiel que le traducteur en question existe. Il peut être une extension de ta carte de visite, l’occasion de présenter ton parcours, tes compétences, ta profession. Bref, la présence sur Internet peut permettre à quelqu’un qui te connaît de te retrouver. Imagine que tu parles avec un client potentiel. Tu lui donnes ta carte de visite, mais il n’arrive pas à remettre la main dessus le jour où il a besoin de toi. Avec un peu de chance, il se souviendra de ton nom et te retrouvera grâce à ton site. Sans site, pas sûr qu’il parvienne à te trouver.

3. Être présent, je veux bien, mais comment?

J’ai déjà abordé rapidement le sujet des formes de présence: site, blog, réseaux sociaux, etc. Le choix de la forme appartient à chacun et dépend de l’objectif. Le site sera plus une vitrine, souvent relativement immuable, alors que le blog et les réseaux sociaux sont souvent plus vivants, mais aussi plus informels. Tous ne servent pas les mêmes objectifs.

Créer un site ou un blog n’est plus si compliqué que cela maintenant. J’avais choisi de modifier directement le code source de la première mouture de mon site parce que j’ai quelques connaissances dans ce domaine, mais je suis depuis passé à une interface WordPress, qui simplifie énormément le travail. Les outils de création (on parle de CMS, Content Management System) sont nombreux sur Internet, et les hébergeurs proposent souvent un large choix avec leurs hébergements. Ces CMS permettent de créer un site en quelques clics à partir de rien. Bien évidemment, créer un site ou un blog original (design, etc.) demande certaines compétences, mais les CMS fournissent une base de travail solide, qui peut suffire pendant quelque temps.

4. Et le prix dans tout ça?

Le nerf de la guerre, n’est-ce pas? Créer un site Internet ou un blog n’est pas (plus?) si onéreux. Il faut payer l’hébergement (à partir de quelques euros par mois, voire par an selon le choix). Ensuite, de nombreux hébergeurs proposent d’utiliser gratuitement une liste de CMS (service compris dans le prix de l’hébergement).

L’idéal est de faire appel à un Webdesigner, qui pourra faire une interface propre et unique, mais les CMS offrent souvent un large choix de thèmes plus ou moins personnalisables, qui permettent de commencer facilement. Bref, un site Internet n’est pas forcément hors de prix, à condition de bien choisir ses prestataires en fonction de ses besoins.

Bien évidemment, je n’ai pas couvert tout le sujet en un seul billet. J’aurais pu te parler en détail de la différence entre un site et un blog, j’aurais pu te parler des règles de «bonne conduite» sur Internet, j’aurais pu te parler des erreurs à ne pas commettre, ou encore te donner des conseils pratiques. Mais j’aurais écrit un livre et non un billet. Je reviendrai sur certains de ces sujets dans de prochains billets.

Et toi, si tu as un site ou un blog, pourquoi et comment l’as-tu créé? Que t’apporte-t-il?

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